Chroniques de laTerre Sainte

juillet 30, 2015

Vers la séparation de Gaza? La separazione di Gaza si avvicina?

Classé dans : Uncategorized — RACHIDA BENMEDDOUR ABUSHAWISH ABOUCHAOUICHE @ 10:39

Vers la séparation de Gaza?

le mystère qui a entouré  le chassé croisé diplomatique dont  la Bande de Gaza était le théâtre ces dernières semaines,  a été finalement dissipé par les médias israéliens qui ont annoncé qu’un accord sur une longue trêve en échange de la levée du blocus était en passe d’être concocté entre Israël et le Hamas par l’intermédiaire de hauts diplomates européens. Si  quelques interrogations ont trouvé réponses, peu de détails ont pu exfiltrer  laissant l’opinion en effervescence, à sa faim et les portes ouvertes à toutes les spéculations  d’autant plus que l’Autorité Palestinienne et l’OLP ont été totalement ignorées et aucunement associées aux discussions, au milieu d’une  curieuse réaction du Hamas  dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle est opaque. Il a  d’abord formellement  démenti l’information avant de se rétracter et finalement l’admettre mais en donnant sa propre version des faits . Une opacité exacerbée par sa volonté à entretenir  le caractère “secret “de  l’événement mais aussi et surtout ,  par ses tergiversations ,ses hésitations, les déclarations contradictoires de ses responsables  et ses mensonges  Suscitant  suspicions, craintes ,doutes,  dénonciations mais également expectance et espoir parmi une large frange de la population gazaouie meurtrie par de longues années d’enfermement et de punitions collectives qui ont transformé sa vie en un perpétuel cauchemar.

à l’origine de la volte face du mouvement islamiste, des documents publiés par la presse israélienne montrant les grands paramètres des pourparlers et certaines clauses du projet d’accord. Des pourparlers auxquels auraient participé  le représentant sortant des Nations unies pour le processus de paix, Robert Serry, et le consul suisse Paul Garnier, un personnage clé dans les contacts des responsables israéliens  et le Hamas.

Paul Garnier s’était rendu , il y a un mois, à Gaza où il a rencontré plusieurs dirigeants du Hamas dont Moussa Abu Marzouk membre du bureau politique , Bassem Naim ex ministre de la santé , Ghazi Hamad  et  biend’autres. Il y est revenu cette semaine.

 À en croire ces mêmes  médias il s’agirait d’une initiative du mouvement islamiste qui aurait envoyé plusieurs  messages à Israël dans lesquels ses responsables se disent prêts et vivement intéressés  par un cessez-le-feu de 15 années, en échange de la levée du blocus israélien sur la bande de Gaza.  Quinze années de treve qui devraient mettre un terme à  toutes les hostilités ,toutes les démonstrations de forces  militaires ou paramilitaires , les tirs et la fabrication de roquettes artisanales, les entrainements et toute activité ” au-dessus et en dessous du sol ” en référence aux creusement de tunnels. Outre la levée du blocus de Gaza, Israël devrait s’engager à ouvrir l’ensemble des passages frontaliers, à mettre fin aux restrictions imposées sur les exportations à partir de la bande de gaza et  à autoriser surtout la construction d’un port et d’un aéroport.

Pour une majorité de  médias qui a indiqué que le diplomate suisse était chargé de présenter ces propositions aux hauts fonctionnaires de l’UE et qui ,à leur tour ,les ont soumis à l’appréciation des dirigeants israéliens ,l’objectif final  du Hamas serait une sortie triomphale de son isolement actuel dû aux punitions dont il fait l’objet depuis  sa prise de contrôle de la Bande de Gaza, par la force des armes, en Juin 2007. Un isolement renforcé depuis que l’Iran a fermé le robinet de ses aides financières et depuis que les tunnels ont été démantelés  par le voisin égyptien, barrant la route à celles de l’ami fidèle , le Qatar . Un pays   qui serait, lui et la Turquie,  deux fervents défenseurs et et deux potentiels soutiens des frères musumans dont est issu le Hamas, derrière l’initiative.C’est du moins ce que soulignent certains journaux dont”Al  Rai “  qui indiquent qu’au cours des dernièrs jours, un haut fonctionnaire qatari a effectué une médiation entre Israël et  Hamas .. Selon Al Rai,   le Hamas exige la présence  du Qatar et de la Turquie comme garants et responsables du financement , de la réalisation et  la supervision de l’ensemble des projets de reconstruction dont l’aéroport et le futur port


Un objectif  ,affirment les commentateurs, pour lequel  le mouvement islamiste serait prêt à faire des “concessions douloureuses” sous-tendant ce soudain enclin par la proposition d’une feuille de route beaucoup plus soft qu’aurait faite le mouvement islamiste à Tony Blair émissaire du quartet, lors de sa récente visite à Gaza, n’ayant pas reçu de réponse israélienne favorable suite à sa première initiative. Dans le document publié, le Hamas affirme notamment respecter le jeu démocratique , la transition pacifique du pouvoir, les droits de l’homme en général et les droits des femmes en particulier. Il souligne également ,et  là c’est très important, qu’il ne s’opposera pas  à  l’établissement d’un état palestinien sur les frontières de 1967 alors qu’il a toujours revendiqué la libération de toute la Palestine historique.

Apparemment embarrassé par la divulgation de ces informations sensées rester secrètes jusqu’à leur concrétisation le Hamas balbutie, parait hésitant et refuse de rentrer dans les détails . Dans les quelques déclarations sur le sujet ,ses responsables  admettent certes l’existence de telles tractations mais nient  en être les instigateurs  et  soutiennent  que l’initiative est purement israélienne.

Mais pourquoi  tout ce mystère? Et Pourquoi  toutes ces hésitations et ces tergiversations ?

Pour répondre à ces questions  et mesurer l’importance des enjeux de l’affaire, la réaction du président Mahmoud Abbas en dit long. Dés l’annonce des informations sur le projet d’accord ,Abbas  qui, contrairement à l’accoutumée et aux règles classiques du jeu ,n’a pas été convié aux discussions,  s’est envolé pour la suisse, où officiellement ,on a annoncé une visite  qui s’inscrit dans le cadre d’un mouvement européen en faveur de la reconnaissance d’un état palestinien et aussi pour discuter de l’implication des autorités helvétique dans la réconciliation inter palestinienne, mais dans les faits, il s’agissait bien de cette treve discutée à l’insu de l’Autorité Palestinienne et de l’ensemble des factions de l’OLP. Une treve suspecte, affirment  observateurs et responsables palestiniens ,  perçue comme un danger  qui menace non seulement  l’unité nationale mais celle  des territoires palestiniens  par la séparation pure et simple  de la bande Gaza du reste de la Palestine pour en faire une entité autonome ou rattachée d’une manière ou d’une autre au Sinaï égyptien .  Une perspective qui  constitue ,par conséquent ,un danger compromettant la réalisation du projet politique proprement dit qui est l’établissement d’un état englobant la Cisjordanie et Gaza ,objectif majeur de l’ensemble du mouvement de libération depuis sa création il ya des décennies .

Pour Hassan Osfour analyste politique palestinien et ancien ministre “Par principe, le Hamas n’a pas le droit d’ouvrir des canaux de communication avec Israël  derrière le dos de l’OLP ,le seul représentant légitime du peuple palestinien…Un tel comportement donne l’opportunité à  la réalisation d’une manœuvre israélienne  visant à  consacrer un pouvoir bicéphale  prélude à l’application du plan de séparation qui est, en fait, très ancien et remonte à l’an 1955, dans le cadre du plan Johnston , afin d’ établir un état à Gaza  étendu au Sinaï mais qui s’est soldé ,à l’époque, par un échec  grâce au refus du peuple qui , conscient du complot , s’est révolté”.

Toujours selon Osfour  le retrait israélien unilatéral de la bande de Gaza en 2005 qui a façonné première étape concrète de la stratégie en ce sens en était le préambule.                                        ”Israël a entrepris  suite à son retrait unilatéral, une série de mesures au service de cet objectif en imposant  un sévère blocus à la bande de Gaza qu’il a déclarée  dans la foulée du coup de force du Hamas  ” entité hostile “  entraînant  un changement de son statut au regard de la loi  par rapport à celui des autres territoires occupés… Ces mesures se sont traduites par une rupture  totale non seulement  sur le plan géographique mais également sur celui des relations  économiques, commerciales  et culturel les entre ces deux rives”.

Il est maintenant clair que neuf ans de blocus et huit années de division ont permis la création, dans la bande de Gaza ,d’une réalité distincte  et un environnement propice à  l ‘application du plan de séparation redouté. Là , il est important de noter qu’un nombre d’experts et d’hommes politiques israéliens ne cachent pas  leur désir et leur souhait de voir la bande de Gaza se séparer de la Cisjordanie et soit annexée à l’Égypte. Même si le premier ministre israélien  Benyamin Netanyahu ne l’a pas dit ouvertement ,il n’a pas hésité à s’engager ,lors de sa campagne électorale  à ne jamais permettre l’établissement d’état palestinien sur les frontières de 1967.

Pour l’instant le mouvement Hamas assure qu’il ne vise ni une séparation de Gaza ,ni la création d’un émirat islamique ou autre entité indépendante. Cependant ,ces déclarations restent  insuffisantes. Leur  crédibilité est effacée du revers de la main devant  la réalité sur le terrain  et son comportement qui devance tout discours politique.

Quoi qu’il en soit, le président Abbas semble décidé à ne pas rester les bras croisés et faire tout ce qui est en son pouvoir pour tenir  en échec ce plan de séparation .En d’autres termes: reprendre la supervision de l’enclave dirigée de facto par le Hamas. Les deux autorités rivales s’accusent mutuellement de la responsabilité des retards de construction et de versement des fonds promis, depuis la guerre de l’été contre Gaza, par les instances internationales. Dés son retour de Suisse, le Rais palestinien a dépêché son premier ministre, Rami Hamdallah  le mercredi 25 Mars à Gaza pour rencontrer les responsables du mouvement  Hamas et éliminer tous les obstacles qui entravent  la consécration de la réconciliation et l’unité inter palestiniennes. Une visite que le 1ER ministre a tenu à effectuer en dépit d’une campagne médiatique hostile ,menée par les médias du mouvement islamiste  et des menaces proférés à son égard. Elle s’est déroulée au milieu de mesures de sécurité drastiques, sans précédent.

Dans une conférence de presse organisée quelques heures après son arrivée à Gaza, Hamdallah a certes souligné la volonté politique de l’AP à venir à bout de la division inter palestinienne et mis en exergue l’importance du partenariat , mais a également signifié ,sans détours ,  le refus de la direction politique quant au  complot visant la séparation de la bande de gaza.

“Le président suit de prés toutes les évolutions et vous dit qu’il n’y aura pas d’état palestinien, même avec Jérusalem comme capitale sans la Bande de Gaza”

Pour lui montrer qu’il n’était pas le bienvenu, des responsables du Hamas n’ ont  pas hésité à affirmer  que la “visite de Hamdallah n’aidera pas la population de Gaza et n’est  qu’un un show  médiatique qui prendra fin dès son départ ”.

et d’ajouter:” aucune solution  pour réhabiliter la bande de gaza ne sera apportée”.

Loin de se décourager, le président Abbas entend également envoyer  prochainement ,une délégation de l’OLP qui aura pour mission de “dissiper  les mal entendu” en mettant tous les dossiers sur la table y compris celui de la trêve controversée. Il sera  ,aussi question ,des élections présidentielles et législatives, la reconstruction de Gaza, le problème des paiement des salaires des fonctionnaires du Hamas, la crise de l’électricité et bien sur l’adhésion du mouvement islamiste à l’OLP bref…tous les contentieux, l’essentiel est que la réconciliation soit scellée et le complot pulvérisé.

Reste à savoir  maintenant si le mouvement Hamas répond favorablement à la main tendue du président Abbas et fait preuve de responsabilité devant son peuple et devant l’Histoire. Les indices sont hélas peu encourageants.

En tout cas l’ensemble des factions de l’OLP le lui ont demandé , conscients des enjeux gravissimes qui guettent la question palestinienne aujourd’hui comme jamais auparavant.

Fin

Rachida Benmeddour

http://www.lindro.it/la-separazione-di-gaza-si-avvicina/

Politica News

lunedì 13 aprile 2015 - 15:00

di Rachida Ben Meddour

Palestina

La separazione di Gaza si avvicina?

Le voci dei media sulla tregua, ma anche tanti, troppi dubbi sulla vicenda

I dubbi sul botta e risposta diplomatico sulla Striscia di Gaza delle ultime settimane sono stati finalmente dissipati dai mezzi di comunicazione israeliani, che hanno annunciato che Israele e Hamas, con la mediazione di alti diplomatici europei, stavano definendo un accordo su una lunga tregua in cambio dell’eliminazione del blocco. Alcune domande hanno trovato risposta, ma pochi dettagli sono trapelati, lasciando l’opinione pubblica sulle spine e favorendo ogni tipo di speculazione, soprattutto perché l’Autorità Palestinese e l’OLP sono state ignorate e lasciate fuori dalle discussioni, il tutto nel bel mezzo di una curiosa reazione di Hamas che è stata ben poco chiara. Prima di tutto, ha smentito formalmente l’informazione prima di ritrattare e finire per ammetterla, seppure dando la propria versione dei fatti. Questa opacità è stata fomentata dalla volontà di mantenere il carattere di segretezza della riunione, ma anche e soprattutto dal tergiversare, esitare, dalle dichiarazioni contraddittorie dei responsabili e dalla menzogne. Tutto ciò ha suscitato sospetti, paure, dubbi, denunce e anche speranze in una larga fetta di popolazione nella Striscia, persone logorate dai lunghi anni di malattie e punizioni collettive che hanno reso la loro vita un incubo.

Alla base del cambiamento del movimento islamista ci sarebbero dei documenti pubblicati dalla stampa israeliana che mostravano i parametri generali delle discussioni e alcune clausole del progetto d’accordo. Ai negoziati avrebbero partecipato anche il rappresentante delle Nazioni Unite per il processo di pace, Robert Serry, e il console svizzero Paul Garnier, personaggio chiave negli incontri tra i responsabili israeliani e Hamas.

Un mese fa, Paul Garnier è andato a Gaza per incontrare alcuni dirigenti di Hamas, tra cui  Moussa Abu Marzouk, membro dell’ufficio politico, Bassem Naim, ex ministro della sanità, Ghazi Hamad e altri, per poi tornarvi questa settimana.

A sentire i mezzi di comunicazione, si tratterebbe di un’iniziativa del movimento islamista che avrebbe inviato a Israele vari messaggi nei quali i responsabili si dicevano pronti e seriamente interessati a un cessate il fuoco di 15 anni in cambio dell’eliminazione del blocco israeliano sulla Striscia di Gaza. Questa lunga tregua dovrebbe mettere fine a tutte le ostilità, a qualsiasi tipo di dimostrazione delle forze militari e paramilitari, alle sparatorie e la fabbricazione di missili artigianali, alle esercitazioni e a qualsiasi attività “in superficie o nel sottosuolo”, riferendosi alla costruzione di tunnel. Oltre all’eliminazione del blocco di Gaza, Israele dovrebbe impegnarsi ad aprire l’insieme dei valichi di frontiera, a mettere fine alle restrizioni imposte sulle esportazioni in uscita dalla Striscia e, soprattutto, ad autorizzare la costruzione di un porto e un aeroporto.

Per la maggioranza dei mezzi di comunicazione, che hanno affermato che il diplomatico svizzero sarebbe stato incaricato di presentare queste proposte agli alti funzionari dell’UE che, a loro volta, le avrebbero sottoposte all’analisi dei dirigenti israeliani, l’obiettivo finale di Hamas sarebbe un’uscita trionfale dall’attuale isolamento causato dalle punizioni a cui è sottoposto da quando, nel giugno del 2007, ha preso con la forza il controllo della Striscia di Gaza. Un isolamento, tra l’altro, rafforzato da quando l’Iran ha tagliato gli aiuti finanziari e i vicini egiziani hanno smantellato i tunnel, sbarrando la strada al Qatar, alleato fedele. Quest’ultimo, insieme alla Turchia, sarebbe un difensore convinto e il maggiore sostenitore dei fratelli musulmani, da cui deriverebbe Hamas e che si troverebbero dietro l’iniziativa. È questo ciò che affermano certi giornali, tra cui ‘Al Rai’, che indicano che, negli ultimi giorni, un alto funzionario del Qatar avrebbe operato come mediatore tra Israele e Hamas. Secondo la pubblicazione, Hamas esigerebbe la presenza di Qatar e Turchia come garanti e responsabili del finanziamento, la realizzazione e la supervisione dell’insieme dei progetti di ricostruzione tra cui si includono quelli dell’aeroporto e del futuro porto.

Un obiettivo per cui, dicono i commentatori, il movimento islamista sarebbe pronto a fare “concessioni dolorose” alla base dell’improvvisa proposta di un programma decisamente più blando di quello che, dopo la mancanza di risposte positive alla prima iniziativa, il movimento aveva presentato a Tony Blair, mandato dal quartetto, durante la recente visita a Gaza. Nel documento pubblicato, Hamas afferma soprattutto di rispettare il gioco diplomatico, la transizione pacifica del potere, i diritti dell’uomo in generale e delle donne in particolare. Sottolinea anche qualcosa di veramente importante, e cioè che non si opporrà alla creazione di uno stato palestinese alla frontiera del 1967, mentre aveva sempre rivendicato la liberazione di tutta la Palestina storica.

Apparentemente imbarazzato dalla divulgazione di queste informazioni destinate a rimanere segrete fino alla loro concretizzazione, Hamas tentenna, sembra esitare e rifiuta di entrare in dettaglio. In alcune dichiarazioni a riguardo, i suoi responsabili ammettono l’esistenza di queste trattative, ma negano di averle fomentate, parlando di un’iniziativa puramente israeliana.

A cosa si deve tutto questo mistero? Perché tanto esitare e tergiversare? Per rispondere a queste domande e misurare l’importanza della posta in gioco, la reazione del presidente Mahmoud Abbas la dice lunga. Dall’annuncio delle informazioni sul progetto d’accordo, Abbas, contrariamente alle abitudini e alle regole del gioco, non è stato invitato a prender parte alle discussioni. Al contrario si è recato in Svizzera dove, ufficialmente, la sua visita avrebbe fatto parte di un movimento europeo in favore del riconoscimento di uno stato palestinese e avrebbe mirato a discutere la partecipazione delle autorità elvetiche nella riconciliazione interpalestinese. In realtà, si trattava della tregua discussa all’insaputa dell’Autorità palestinese e dell’insieme delle fazioni dell’OLP. Una tregua sospetta, affermano gli osservatori e i responsabili palestinesi, vista come un pericolo che minaccia non solo l’unità nazionale, ma anche quella dei territori palestinesi  per via della separazione pura e semplice della Striscia di Gaza dal resto della Palestina per renderla un’entità autonoma o legata in qualche modo al Sinai egiziano. Una prospettiva, questa, che costituisce, come è ovvio, un pericolo che compromette la realizzazione del progetto politico propriamente detto, vale a dire la creazione di uno stato che includa la Cisgiordania e Gaza, obiettivo principale dell’insieme del movimento di liberazione dalla sua creazione qualche decennio fa.

Hassan Osfour, analista politico palestinese e precedente ministro, dice: «Per principio, Hamas non ha il diritto di aprire i canali di comunicazione con Israele all’insaputa dell’OLP, unico rappresentante legittimo del popolo palestinese. Un comportamento di questo tipo spiana la via a un’azione israeliana che mira a consacrare un potere bicefalo come preludio all’applicazione di un piano di separazione che, in realtà, risale al 1955, si iscriveva nel piano Johnston e voleva creare uno stato a Gaza che arrivasse fino al Sinai. All’epoca il progetto era fallito grazie al rifiuto del popolo, che si era rivoltato, cosciente del complotto».

Sempre secondo Osfour, la ritirata unilaterale di Israele dalla Striscia di Gaza nel 2005 era il preambolo di questa strategia. «Israele, in seguito alla propria ritirata arbitraria, ha intrapreso una serie di misure in favore di quest’obiettivo, imponendo un blocco severo sulla Striscia, dichiarata in seguito al colpo di forza di Hamas», l’entità ostile, «causando così un cambio di posizione davanti alla legge rispetto a quello degli altri territori occupati. Queste misure hanno poi portato alla rottura totale non solo sul piano geografico, ma anche su quello delle relazioni economiche, commerciali e culturali tra questi due schieramenti».

Ora, è chiaro che nove anni di blocco e otto di divisione hanno permesso la creazione, nella Striscia di Gaza, di una realtà diversa e di un ambiente propizio all’applicazione del piano di separazione tanto temuto. Va notato che un certo numero di esperti e politici israeliani non nasconde i propri desideri e le speranze di vedere la Striscia separarsi dalla Cisgiordania ed essere annessa all’Egitto. Nonostante il primo ministro israeliano Benjamin Netanyahu non l’abbia dichiarato apertamente, durante la campagna elettorale non ha esitato a impegnarsi a non permettere mai la creazione di uno Stato palestinese sulle frontiere del 1967.

Per ora, il movimento di Hamas assicura di non mirare a una separazione di Gaza, né alla creazione di un emirato islamico o di un’altra entità indipendente. Nonostante ciò, queste dichiarazioni sono insufficienti; la loro credibilità viene annullata dalla situazione opposta vissuta sul campo e dai comportamenti che superano qualsiasi tipo di discorso politico.

In ogni caso, il presidente Abbas sembra deciso a non starsene con le mani in mano e a fare tutto ciò in suo potere per tenere in scacco questo piano di separazione; in altre parole, vuole riprendere il controllo dell’enclave di fatto diretta da Hamas. Le due autorità rivali si rimpallano le responsabilità dei ritardi sulla costruzione e sui versamenti dei fondi promessi dal fronte internazionale fin dalla guerra contro Gaza dell’estate. Al ritorno dalla Svizzera, il rais palestinese ha insistito col primo ministro, Rami Hamdallah, per incontrare il 25 marzo a Gaza i responsabili del movimento di Hamas ed eliminare tutti gli ostacoli alla consacrazione della riconciliazione e dell’unità interpalestinese. Una visita che il primo ministro ha voluto compiere nonostante una campagna mediatica ostile condotta dai mezzi di comunicazione del movimento islamista e nonostante le minacce pronunciate a riguardo; per questo motivo, è stata accompagnata da misure di sicurezza drastiche e senza precedenti.

«Il presidente segue da vicino tutte le evoluzioni e vi dice che non ci sarà uno stato palestinese, neppure con Gerusalemme capitale e senza la Striscia di Gaza». Per dimostrargli di non essere il benvenuto, alcuni responsabili di Hamas non hanno esitato ad affermare che la «visita di Hamdallah non aiuterà la popolazione di Gaza e che non si trattava d’altro che di uno show mediatico finito prima di iniziare». Ha poi aggiunto che «nessuna soluzione verrà messa in atto per ristabilire la Striscia di Gaza».

Tutt’altro che scoraggiato, il presidente Abbas vuole presto inviare una delegazione dell’OLP con la missione di ‘cancellare il malinteso’ mettendo sul tavolo tutti i dossier, anche quello della tregua controversa. Si tratterà anche delle elezioni presidenziali e legislative, della ricostruzione di Gaza, del problema dei pagamenti dei salari degli impiegati di Hamas, della crisi elettrica e dell’adesione del movimento islamista all’OLP. Insomma, tutti temi caldi per cui è necessario siglare la riconciliazione e annientare il complotto.

Resta da vedere se il movimento di Hamas risponderà favorevolmente alla mano tesa del presidente Abbas e si dimostrerà responsabile davanti al proprio popolo e alla Storia, nonostante gli indizi non siano incoraggianti in questo senso.

In ogni caso, l’insieme delle fazioni dell’OLP gliel’hanno chiesto, coscienti dell’altissima posta in gioco che mina la questione palestinese oggi come nel passato.

Traduzione di Emma Becciu

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